Les temps sont difficiles pour les valeurs de consommation comme Maisons du Monde ou Miliboo. Après la pandémie, ces professionnels du mobilier et de l'ameublement ont dû faire face à une hyperinflation doublement pénalisante. A la fois sur les postes achat, mais également logistiques et énergétiques avec bien souvent un effet devise défavorable lié au renchérissement du dollar, devise dans laquelle les approvisionnements sont payés. L'hyperinflation pénalise également le chiffre d'affaires en raison d'une plus grande prudence des ménages dans leur intention d'achat. A la différence de Maisons du Monde, Miliboo est essentiellement présent sur internet à travers un catalogue de 2500 références conçues et designées en interne et dispose de trois boutiques en France à Paris et Lyon. Depuis son introduction le 15 décembre 2015 sur le compartiment Alternext de la Bourse de Paris à un prix de 4,21 euros, le groupe peine à être rentable. Il a été déficitaire à cinq reprises sur les exercices 2015/2016; 2016/2017; 2017/2018; 2018/2019 et 2022/2023 pour trois exercices profitables (2019/2020; 2020/2021 et 2021/2022). L'an dernier (année fiscale 2022/2023 clos fin avril), l'excédent brut d'exploitation a été négatif à hauteur de 0,9 million et la perte nette s'est élevée à 1,5 million à partir d'un chiffre d'affaires en hausse de 7,9% à 42,3 millions.