2024 va-t-elle être l'année du rachat pour le titre de la FDJ? Espérons-le car l'action vient d'enchaîner deux années de performance négative (-3,5% en 2022 et -12,6% l'an dernier). Fort heureusement, le titre de ce leader français et européen des jeux d'argent (loterie, paris sportifs et jeux en ligne) continue d'évoluer largement au-dessus de son prix d'introduction de 19,50 euros le 21 novembre 2019. Mais les actionnaires de la FDJ peuvent se montrer déçus au regard du profil défensif de la valeur qui ne fait plus recette auprès des investisseurs dans un contexte économique pourtant très incertain. 2023 ne restera pas un grand millésime. En raison d'une baisse d'activité sur les jeux Amigo liée à la nouvelle formule du jeu revu à la demande du régulateur et Euromillions attribuable à un faible nombre de tirage de jackpot élevé, le groupe a été contraint cet automne de revoir à la baisse ses objectifs du dernier exercice. L'ambition initiale de délivrer une dynamique interne de plus de 3% a été réduite de moitié (entre 1,5% et 2%) tandis qu'avec l'intégration des récentes acquisitions (ZEturf dans les paris hippiques et Premier Lotteries Ireland), la croissance des revenus devrait tourner autour de 5% (contre au moins 5% initialement). La bonne nouvelle concerne le maintien de la cible de marge brute d'exploitation à 24% grâce à l'optimisation du poste des dépenses.