Le spécialiste du recyclage des métaux et des services aux entreprises a été une nouvelle fois attaqué en bourse après la publication des comptes de son exercice 2017/2018, clos le 30 septembre dernier. Les performances ne sont pourtant pas trop éloignées des prévisions de la direction au moment de l’annonce du chiffre d’affaires qui s’est inscrit en hausse de 6,9% à 2,11 milliards d’euros, sous l’impulsion de la division environnement (recyclage), pourtant affecté en fin d’exercice par des vents contraires (baisse des achats turcs suite aux tensions entre la Turquie et les Etats-Unis, créant une pression baissière sur les prix de la ferraille et afflux de métaux non ferreux américains suite à l’instauration de barrières tarifaires chinoises). Comme l’avait laissé entendre la direction, l’excédent brut d’exploitation s’est stabilisé par rapport au niveau élevé de l’exercice précédent (202 millions d’euros). Les activités recyclage ont pâti de la hausse du prix de l’énergie, tandis que les services aux collectivités ont bénéficié d’une amélioration sensible de la rentabilité des contrats en France, au Maroc et au Canada. La bonne surprise est venue du pôle multiservices (services aux entreprises), dont l’excédent brut d’exploitation a progressé de 14,1%. Petite déception en revanche au niveau du résultat net, en baisse de 6,4% à 71,1 millions d’euros après des charges non récurrentes (règlement à l’amiable des situations litigieuses anciennes en Italie pour 10 millions d’euros et coûts lié à la vente des activités de collecte d’ordures ménagères et de traitement de déchets en Italie pour 7 millions).