La publication des comptes de l’exercice 2018 et les perspectives délivrées par la direction du groupe hôtelier n’ont visiblement pas séduit les marchés si l’on en juge le repli sensible du cours de bourse, jeudi. Pas de mauvaises nouvelles pourtant au niveau du chiffre d’affaires (+8,8% à données comparables) et de l’excédent brut d’exploitation, ressorti en plein milieu de la fourchette annoncée en fin d’année dernière (+8% à 712 millions d’euros). Le bénéfice de 2,23 milliards d’euros n’est pas non plus significatif compte tenu de la plus-value de 2,4 milliards d’euros réalisée sur la vente de 65% de la filiale, AccorInvest, détenant les actifs immobiliers du groupe. Enfin, la génération de trésorerie a été significative si l’on en juge la hausse de 22% du cash-flow libre récurrent (529 millions d’euros). Les éléments de déception se situent ailleurs. D’abord au niveau du dividende, dont le montant va stagner à 1,05 euros malgré l’amélioration significative de la structure financière. La dette a en effet baissé de 735 millions d’euros pour retomber à 1,15 milliard d’euros. Accor (on ne dit plus AccorHotels) aurait pu se désendetter complètement grâce aux 4,8 milliards d’euros perçus lors de la cession de 65% de AccorInvest, mais la plus grosse partie de cette manne a été réinvestie dans les acquisitions (Mantra, Movenpick et Atton).