Année après année, l’activité de l’entreprise spécialisées dans les systèmes de péage pour autoroutes et parkings et contrôlée à plus de 38% par la famille Zass, montre des signes d’essoufflement. Le premier semestre de l’exercice 2018/2019 (octobre à mars) s’est en effet soldé sur un nouveau recul de 27,2% du niveau de production et sur une chute de 30% du résultat d’exploitation. Après avoir souffert d’une nette baisse de régime des activités en France, où le taux d’équipement des autoroutes et désormais très élevé et où les budgets des collectivités sont orienté à la baisse, GEA semble cette fois affecté par un trou d’air à l’international (-27%), où il réalise encore 57% de ses facturations. Il est vrai que la base de comparaison était élevée, l’activité à l’exportation ayant grimpé l’an dernier de 82% sur la même période. Mais au final, la tendance est globalement restée difficile. La baisse des taux d’intérêt a en outre pénalisé la rémunération de l’abondante trésorerie au bilan et entraîné une division par deux du résultat financier. Ainsi, malgré la bonne gestion des frais de personnel, le bénéfice a reculé de 28% à 2,35 millions d’euros.