Les actionnaires d’Aurea ont jusqu’au 21 octobre pour répondre à l’offre publique de rachat d’actions (OPRA) portant sur 2,3 millions d’actions, soit environ 19% du capital de la société spécialisée dans la régénération des déchets. Cette opération intervient dans un contexte difficile, marqué par les difficultés du pôle métaux et alliages, dont le chiffre d’affaires a chuté de 21% au cours du premier semestre 2019. En cause des facteurs conjoncturels comme la baisse des cours mondiaux des métaux et l’attentisme des clients industriels, mais aussi des éléments plus exceptionnels comme l’arrêt des livraisons d’aluminium à un client trop exigeant sur les prix. La situation est meilleure dans le deuxième pôle d’activité, les produits dérivés du pétrole, dont le chiffre d’affaires a augmenté de 15% grâce à un regain de dynamisme sur le segment des huiles usagées (développement de l’auto-approvisionnement) et à une demande soutenue dans la dépollution des eaux polluées aux hydrocarbures. Quant aux autres activités, elles ont un peu déçu en raison d’une faiblesse du recyclage de pneus et du retard pris par le démarrage du nouveau four de décontamination de déchets mercuriels.