L’année 2026 marque un tournant pour le secteur minier, porté par la transition énergétique, l’essor de l’IA et la quête de souveraineté dans le domaine des métaux critiques. Le grand écart est saisissant : les gagnants du cuivre et de l’or flambent, à l’image d’Aura Minerals (+114,2 % sur un an) et de Glencore, dont l’excédent brut d’exploitation ajusté bondit de 86 %, à 10,1 milliards de dollars, quand Rio Tinto surfe sur un cuivre en hausse de 43,5 %. À l’inverse, Eramet s’effondre (−42 %), pénalisé par ses pertes en 2025 et par une recapitalisation, alors qu’Imerys doit composer avec une demande contrastée.
Cette asymétrie crée des configurations rares. D’un côté, le momentum des majors, dopées par des flux de trésorerie massifs et de généreux retours aux actionnaires (Rio Tinto, Glencore, Aura). De l’autre, le pari d’un redressement porté par la souveraineté nationale : l’État doit devenir le premier actionnaire d’Eramet, alors que Glencore sécurise une réserve stratégique de minéraux aux États-Unis. En revanche, Imerys reste pénalisé par sa restructuration et peine à retrouver une dynamique favorable.