Les résultats publiés par Derichebourg au titre du premier semestre de l’exercice 2018/2019 ont déçu les investisseurs. Il n’y a effectivement pas eu d’inversion de tendance par rapport au premier trimestre et les volumes de ferrailles et de métaux non ferreux traités ont continué de baisser. La faute à une diminution de la production d’acier en Europe et en Turquie, où la conjoncture s’est dégradée sensiblement, ainsi qu’à la mise en sommeil pendant deux mois cet hiver d’un broyeur en raison de difficultés à évacuer les résidus de broyage. Le ralentissement du marché automobile européen a aussi pesé sur la tendance, notamment en ce qui concerne les métaux non ferreux, dont les cours mondiaux ont fortement baissé (-12,4%). Dans ce contexte morose, Derichebourg aurait pu afficher de très mauvaises performances. Mais le groupe est parvenu à limiter la casse en réalisant un gros travail sur le dimensionnement de son outil de production et en contrôlant de près ses marges unitaires et ses stocks. L’excédent brut d’exploitation a limité son recul à 5,2% dans le pôle environnement (70% du chiffre d’affaires), tandis que la dégradation de 8,3% observée dans les services s’explique surtout par des difficultés sur des contrats dans l’activité d’ingénierie nucléaire (en cours d’arrêt) et par un manque à gagner ponctuel lié à la transition entre le CICE et la baisse des cotisations patronales.