L’action Total a été emportée dans le courant de l’été par la baisse des prix du pétrole dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale, peu propice à la consommation d’énergie. La corrélation entre les cours du pétrole et les résultats du géant pétrolier français reste certes importante, mais elle est très incomplète compte tenu aussi de l’importance des prix du gaz, mais aussi de l’évolution de la production et de la rentabilité des projets. Alors que le prix moyen du baril de Brent était de 69 dollars au cours du deuxième trimestre 2019, la situation devrait se dégrader au troisième trimestre au regard des prix actuels, oscillant autour de 60 dollars. Les niveaux actuels sont toutefois très satisfaisants pour Total, dont le point mort pour la génération de cash est très faible : 25 dollars. Même après paiement des dividendes, le point mort ressort à moins de 50 dollars, un niveau nettement inférieur aux cours actuels du baril. Car le groupe a su remodeler son portefeuille de projets de façon efficace en se concentrant sur les plus prometteurs comme Egina au Nigéria, Ichthys en Australie, Kaombo Norte en Angola ou Yamal LNG en Russie et en se développant sur le segment porteur du GNL, dont la production a progressé de 8% au deuxième trimestre.