Quel est le sens de la levée de fonds récemment bouclée et de l’entrée concomitante de Bpifrance au capital du holding de contrôle ?
L’arrivée de Bpifrance au tour de table d’Avantage, société qui contrôle le groupe, permet d’associer cet investisseur de long terme à notre développement, tout en apportant de la souplesse financière à la holding du groupe. Bpifrance était intéressé pour nous rejoindre depuis longtemps, l’occasion s’est présentée, c’est une bonne chose de les avoir à nos côtés en complément de nos actionnaires actuel (BNP Paribas développement, Montefiore et Crédit Mutuel Equity). Nous devrions, si j’ai bien compris, représenter la première ligne du tout nouveau fonds dédié au tourisme de cet acteur public. J’ajoute que, grâce à ce tour de table nous allons pouvoir accélérer à l’avenir notre expansion à l’international, un axe majeur de notre stratégie. S’agissant de l’augmentation de capital de 16 millions d’euros, elle a été réalisée sur la holding Avantage et non par Voyageurs du Monde, qui n’avait pas de besoin impérieux de lever des capitaux. Il est vrai que cela envoie un signal fort de la confiance de nos actionnaires en notre modèle – ils ont tous souscrits à cette levée de fonds, et nous les managers majoritaires également – cela nous apportera la quiétude nécessaire à cette sortie de crise et la faculté de saisir des opportunités hors de France. Sur Voyageurs du Monde notre structure financière est très saine. A fin décembre, nous disposions d’une trésorerie de 134,9 millions d’euros, dont 45 millions de cash propriétaire, avec peu de dettes. C’est le résultat de tous les excédents accumulés ces dernières années. Un matelas que nous n’avons jamais redistribué et qui s’avère précieux aujourd’hui.
La crise sanitaire a mis à genoux l’industrie du tourisme. Comment vous en sortez-vous ?