La lettre de la Bourse : Etes-vous satisfait de la publication des comptes semestriels ?
Eric Trappier (président directeur général de Dassault Aviation) : Nous portons rarement de jugement sur la qualité de nos publications car elles sont toujours bonnes ! Notre historique de performance en témoigne et il n’y a pas d’arrogance de ma part. Simplement, la gestion en bon père de famille de Dassault Aviation et son positionnement sur les deux métiers de l’aviation civile et militaire lui permettent d’offrir une grande régularité de ses performances financières. Alors il est vrai que sur ce premier semestre, les comptes sont très satisfaisants puisque le résultat opérationnel ajusté a plus que doublé à 250 millions (contre 111 millions un an auparavant) grâce à la montée en cadence des livraisons du Rafale au Qatar (10 appareils et 15 à fin août). Notre bénéfice net, qui intègre la quote-part des profits de Thalès dont nous détenons 25% du capital, s’est apprécié de 53,7% à 250 millions. Et ce, malgré un effort d’investissement en recherche et développement important à 258 millions (contre 143 millions un an avant) reflétant l’avancée des travaux sur le Falcon 6X.