La lettre de la Bourse : À quoi attribuez-vous le net ralentissement de la croissance organique du chiffre d’affaires observé depuis la fin du premier semestre de l’exercice 2018/2019 ?
Jean Ferrier : La dynamique interne de l’activité constitue un des catalyseurs importants du business modèle d’Abeo. Fin 2016 au moment de l’introduction en bourse à Paris de la société, le plan stratégique visait à délivrer une croissance moyenne de 20% du chiffre d’affaires sur quatre ans et ainsi à doubler le volume de facturations avec un objectif de 300 millions d’euros à fin mars 2020. Dans le détail, une dynamique interne de l’ordre de 6% à 7% par an et le solde (+13,5%) provenant d’acquisitions devaient nous permettre de réaliser cette performance. Que s’est-il passé depuis l’introduction en Bourse d’Abeo ? La croissance organique s’est révélée très robuste la première année (+13,1%) avant de revenir à un rythme de 2,8% la seconde année, de 3,5% la troisième et de 0,9% sur la première partie de l’exercice en cours. Pour l’instant en cumulé depuis l’IPO, Abeo est parvenu à dégager une dynamique interne moyenne de 6,3% conforme à ses ambitions et nous restons très confiants, malgré la faiblesse du premier semestre, sur notre capacité à réaliser une performance comparable sur l’ensemble de l’exercice 2019/2020 grâce à une deuxième partie d’année bien meilleure.