La Lettre de la Bourse : quel regard portez-vous sur les comptes du premier semestre ?
Denis Lambert : Nous sommes satisfaits des performances de nos deux branches volaille à l’international et traiteur. A l’international, nous bénéficions de l’intégration de notre nouvelle filiale hongroise, Tranzit, et du repositionnement de notre offre en Pologne vers les produits élaborés sur lesquels l’effet mix-prix est positif. Sur la partie traiteur, nous parvenons à associer la croissance des volumes à des gains de productivité et un renforcement de nos parts de marché. Dans la volaille en France, notre métier principal (77% du chiffre d’affaires), la progression de 3,4% des volumes et de 5,75% des ventes est alimentée par le segment de la restauration hors domicile et de l’industrie, deux relais de croissance que nous privilégions depuis trois à quatre ans maintenant pour faire face à la mutation observée dans le secteur de la grande distribution des habitudes de consommation des Français. Ces derniers achètent par exemple moins de poulets entiers et cuisinent moins chez eux et préfèrent la restauration hors domicile. Cette situation contrastée en GMS se traduit mécaniquement par une perte de volumes qui impacte également nos produits à marques. La météo pluvieuse rencontrée au mois de juin a également représenté un handicap. Conséquence, le résultat opérationnel de la branche volaille France a fléchi de 7,7% sur le semestre et nous sommes parvenus à limiter son recul à 3% à l’échelle de l’ensemble du groupe grâce à nos bonnes performances dans les parties volaille à l’international et traiteur.