La lettre de la Bourse : Quelle analyse faites-vous du premier semestre ?
Pascal Imbert : La croissance organique du chiffre d’affaires de 1% est décevante mais des effets de périmètre liés à nos dernières acquisitions, Metis Consulting et WGroup, nous ont permis de muscler la progression de l’activité qui ressort finalement à un niveau très correct de 7% sur le semestre écoulé. La faiblesse de la dynamique interne témoigne d’un marché en ralentissement et de notre difficulté dans ce contexte à optimiser le taux d’utilisation de nos consultants. Mais la grosse satisfaction de ce semestre demeure la très belle résistance de notre marge opérationnelle courante en modeste recul de 0,3 point à 10,6%, ce qui témoigne de la résilience du business modèle de Wavestone et nous rend confiant vis-à-vis de notre objectif d’au moins 13% de rentabilité opérationnelle courante sur l’ensemble de l’année fiscale.
Comment expliquez-vous cette bonne résistance de la marge du groupe ?
P. I : Nous avons bénéficié d’un effet prix positif, avec une bonne fermeté des conditions tarifaires de nos prestations et l’intégration de notre nouvelle filiale américaine, WGroup, dont les prix sont plus élevés. Parallèlement, nous nous sommes montrés prudents dans nos dépenses avec une stabilité du budget par rapport à l’an dernier.