Dopées par l’intégration de Dufour, les ventes du groupe ont bondi de plus de 50% l’an dernier, dont une croissance de 17,1% en données proforma. Quel bilan tirez-vous de l’exercice écoulé ?
Nicolas Gardies : Pour Fountaine Pajot, 2018-2019 a été une année d’accélération. Notre campagne de recrutements a pris de l’ampleur : 150 personnes nous ont rejoint l’an dernier, portant l’effectif à plus de 1000 salariés fin 2019. En parallèle, nous avons poursuivi l’amélioration des process au sein de nos ateliers. Si bien que nous avons pu honorer nos commandes avec réactivité et répondre à la demande vigoureuse qui caractérise nos principaux marchés. Commercialement, nous avons continué de capitaliser sur l’attractivité de notre gamme. Nos bateaux, qu’ils soient à moteur ou à voile, plaisent ! Parmi les faits marquants de l’exercice, notre outil s’est enrichi d’une nouvelle usine de 6.200 mètres carrés à Aigrefeuille-d’Aunis. Opérationnelle depuis l’été, cette unité est dédiée à la découpe automatisée de bois, de tissus et de mousse. Sa montée en puissance se déroule d’ailleurs conformément à nos ambitions. Pour mémoire, cet investissement vise à sécuriser nos approvisionnements et à nous permettre de remonter la chaîne de valeur, libérant de la capacité pour nos sous-traitants. S’agissant de Dufour, nous avons achevé la première phase de notre stratégie d’intégration. Cela s’est notamment traduit par la mise en place fin 2018 du plan d’amélioration industriel « NOVA » et par le « rebranding » de la marque (refonte du code de la marque et des promesses faites aux clients, NDLR). Dufour s’est doté d’un nouveau visuel et d’une image rafraîchie. Ce travail sur la marque est stratégique : il doit permettre d’élargir les gisements de clientèle de Dufour, en particulier auprès des jeunes plaisanciers.