Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée ?
Philippe Rosio : 2019 a été une année de concrétisation pour Foncière Inea, tant au niveau des tendances de marché anticipées que de la montée en puissance de la société. A partir d’une croissance des loyers nets de 15%, nous avons délivré une progression de 53% de notre résultat net à 41,4 millions d’euros, dont une hausse de 25% sur une base récurrente. Le bien-fondé de notre positionnement sur les bureaux neufs dans les métropoles régionales a une nouvelle fois été démontré. Nous sommes parvenus à absorber en 8 mois à peine l’effet dilutif de l’augmentation de capital structurante de 96 millions d’euros réalisée en avril dernier, qui représentait 40% de notre capitalisation boursière à date. Si bien que notre actif net réévalué EPRA hors droits au 31 décembre 2019 est resté quasiment stable en rythme annuel à 47,4 euros. Cette performance reflète l’efficacité de notre modèle : le taux de rendement de nos immeubles est sensiblement supérieur à celui du marché du prime, ce qui permet de créer de la valeur.
Quelles tendances sous-jacentes expliquent votre dynamisme ?
P.R : Nous profitons du phénomène de métropolisation de l’économie en régions. Tiré par l’essor des grandes métropoles, qui polarisent la croissance de l’emploi à valeur ajoutée en France, le marché de l’immobilier de bureaux en régions poursuit son développement très sain, en particulier sur le segment du neuf. En regardant dans le rétroviseur, on s’aperçoit que les investissements sur les bureaux en régions ont été multiplié par cinq en dix ans pour atteindre 3,5 milliards d’euros. Et la part dédiée aux investissements en VEFA (vente en l’état futur d’achèvement, ndlr) n’a cessé de prendre de l’ampleur pour représenter 41% des investissements en 2019 contre une vingtaine de pourcents au début de la décennie. Ces tendances devraient perdurer dans les prochaines années, soutenues par les besoins croissants de la part des entreprises de modernisation de leur immobilier et l’attractivité des grandes villes.