Quel bilan tirez-vous de l’exercice écoulé ?
Henri Marcoux : En 2019, Tikehau Capital a accompli des avancées majeures, dans trois directions. En premier lieu, la structure cotée a été renforcée. Au 31 décembre, notre position brute de trésorerie atteignait 1,3 milliard d’euros, en hausse de 844 millions sur un an. C’est le résultat de l’augmentation de capital finalisée fin juin d’un montant brut de 715 millions d’euros et de l’émission obligataire de 500 millions réalisée au quatrième trimestre, compensés en partie par un remboursement bancaire anticipé. Nos fonds propres ont simultanément progressé de 800 millions pour s’élever à 3,1 milliards tandis que la maturité de la dette a été étendue de 4,1 à 5,6 ans. Des désinvestissements importants (HDL-Développement, Spie Batignolles, JustCo, Eurazeo…) ont en outre été effectués, permettant de réduire le risque attaché aux participations directes et de générer des profits importants.
Quelles sont les deux autres avancées intervenues en 2019 ?
H.M. : Nous avons continué d’aligner les intérêts entre nos managers, nos actionnaires et nos clients-investisseurs. Les investissements du groupe dans nos propres stratégies ont atteint 61% du portefeuille comparés à 48% en 2018. Cette réallocation des investissements sur les fonds de Tikehau Capital a d’ailleurs vocation à augmenter dans les années à venir pour atteindre 65-75% en 2022. Enfin, nous avons enregistré une collecte record : 4,6 milliards, en croissance sensible de 24%. Ce dynamisme, permis par la bonne performance financière de nos fonds existants et par le succès enregistrés sur les nouveaux produits, a généré une forte hausse de notre profitabilité.