Vous venez de dévoiler des comptes annuels caractérisés par une croissance à deux chiffres de l’activité et du bénéfice net. Quel bilan tirez-vous de l’exercice 2019 ?
Franck Briesach : 2019 a été une année de rebond pour notre groupe. Après un millésime 2018 de transition, nous avons renoué avec une dynamique interne positive. Notre croissance organique s’est élevée à +11,5%, portée par l’effet conjugué de la montée en puissance des contrats précédemment signés et des succès commerciaux remportés durant l’année. En termes géographiques, l’ouverture de trois nouveaux pays en Afrique Sub-saharienne (Sénégal, Gabon et Cameroun) est venue compléter la dynamique commerciale soutenue dans les pays d’opération historiques. Par ailleurs, des avancées majeures ont été réalisées dans plusieurs directions. Je citerai le retour de la croissance externe avec la concrétisation d’une acquisition stratégique au Brésil. A cela s’est ajouté le renforcement de la gouvernance avec les arrivées de Denis Gasquet en tant que conseiller spécial du président et de Yannick Morillon à la fonction de directeur général délégué. Ces recrutements sécurisent l’avenir de CIS.
Le contrat perdu en Algérie en juillet 2018 a continué de peser sur votre marge opérationnelle courante, revenue à 3,8% contre 4,4% un an plus tôt…
F.B. : Effectivement, mais l’impact de cette perte de contrat ne sera plus visible en 2020. Pour revenir sur cet épisode malheureux, l’appel d’offres pour le renouvellement de ce contrat historique s’est joué sur le prix. Nous avions mal calibré l’enveloppe. Des leçons ont été tirées de cet échec. A telle enseigne que les contrats qui arrivaient à échéance en 2019 ont tous été resignés. A ce jour et pour l’exercice en cours, nous sommes fiers d’avoir renouvelé tous nos contrats depuis le début de l’année.