Quelles satisfactions tirez-vous du 1er semestre 2020, une période marquée par la pandémie ?
Carole Ferrand : Depuis dix ans, nous avons fait évoluer le modèle de Capgemini pour le rendre plus résilient et agile. Ce travail de fond, qui a notamment consisté à industrialiser notre organisation, à muscler notre offre pour accompagner la digitalisation des entreprises et à poursuivre notre diversification géographique pour devenir un acteur global, a porté ses fruits. En témoignent nos performances réalisées sur le semestre écoulé. Notre chiffre d’affaires sur la période s’élève à 7,58 milliards d’euros, en croissance de 8,2% en données réelles et en baisse limitée de 3,4% en organique. La croissance continue de nos activités dans le Digital et le Cloud, trimestre après trimestre constitue un des éléments de la résilience visible du Groupe. En point majeur, le maintien d’un très bon niveau de rentabilité. La marge opérationnelle du Groupe qui s’élève à 10,8%, est en hausse de 3% en valeur et en repli très limité de 0,6 point en taux. L’autre motif de satisfaction de ce début d’année est bien sûr la finalisation de l’acquisition d’Altran et son intégration qui est en bonne voie. Cette opération renforce notre dimension globale et nous confère une place de leader sur le marché porteur de « l’industrie intelligente ».
Les performances d’Altran ont cependant souffert de la crise…
C. F. : C’est exact : dans certaines géographies et secteurs mais globalement Altran s’est révélé plus résilient que ses pairs notamment grâce à sa diversification géographique et sectorielle et l’industrialisation de son organisation. Altran a enregistré, au deuxième trimestre, une évolution organique de ses ventes de -11,6% contre -6,9% pour le périmètre organique de Capgemini dans son périmètre historique.