Quel regard portez-vous sur les comptes annuels d’Akwel ?
Mathieu Coutier : Meilleur qu’envisagé au début de la crise sanitaire, l’exercice 2020 s’est révélé d’excellente qualité. A partir d’un chiffre d’affaires en fort retrait de 14,9% à 937,2 millions, le groupe est parvenu à faire progresser de 23,4% son résultat opérationnel courant à 113,7 millions, reflétant un gain de 3,7 points de la marge ressortie à un record de 12,1%. Quant au bénéfice net, il s’est apprécié de 36,4% à 85,5 millions et notre bilan a fait apparaître en fin d’année dernière une trésorerie nette de 60,6 millions. Ces performances sont très rassurantes. Elles traduisent la résilience de notre business model, les choix stratégiques opérés au début du premier confinement et l’implication de l’ensemble des équipes de la société que je remercie vivement. La forte agilité à la crise a conduit à une réduction drastique des coûts qui a été bien acceptée en interne et qui nous a permis à partir du second semestre et surtout du dernier trimestre de bénéficier du fort rattrapage de la production automobile mondiale. A ce titre, la décision à la veille du premier confinement de stocker les produits finis nous a évité tous les surcoûts liés au redémarrage de l’activité, au réapprovisionnement et au transport. Mais attention, il sera difficile pour cette année et 2022 de réitérer le niveau de rentabilité record de l’an dernier.