Même si le titre Sodexo accuse encore un repli de 14% sur un an, sa surperformance depuis le début de l’année par rapport à l’indice CAC 40, dont il fait partie, semble accréditer l’hypothèse d’un repositionnement des investisseurs sur ce très beau dossier familial (contrôlé à 42,2% par la famille Bellon) après une longue traversée du désert. Depuis plusieurs trimestres maintenant, ce leader mondial des services de qualité de vie a souffert aux Etats-Unis, son premier marché avec plus de 40% de chiffre d’affaires, sur les secteurs de l’éducation et de la santé. Plusieurs avertissements sur résultats ont ainsi été lancés, pénalisant la valeur et faisant perdre aux investisseurs la confiance dans les fondamentaux du groupe. Ces derniers résident pour les services aux entreprises dans le processus de fond visant pour les sociétés clientes à de plus en plus externaliser les fonctions supports (restauration, maintenance des immeubles, aménagement des espaces verts, crèches, etc…) à des professionnels comme Sodexo. Dans la branche Services et Récompenses aux salariés (tickets restaurants, chèques cadeaux), le potentiel de croissance est important notamment en Amérique du Sud et au Brésil où le groupe est très implanté et l’activité est très rentable.