Depuis quelques années, miser sur les foncières de commerce s’apparente à un exercice de kamikaze. Avec la concurrence d’Internet, l’atonie de la consommation française, les différents mouvements sociaux (Giles jaunes, grèves contre la réforme des retraites), les surfaces commerciales broient globalement du noir. Nombreux sont d’ailleurs les oiseaux de mauvais augure à prédire un destin funeste au commerce physique. Comme à leur habitude, les investisseurs ne font pas dans le détail : ils désertent les valeurs du secteurs quitte à jeter le bébé avec l’eau du bain. Dans le cas de Mercialys, l’excès de pessimisme est flagrant : l’action concède plus de 40% sur cinq ans, alors que son bénéfice par action a progressé de 25% sur la période 2013-2018, hors éléments exceptionnels. Quant au dividende, il évolue aussi à la hausse avec une distribution de 1,12 euro au titre des résultats 2018, soit un rendement de 9,5%. Dit autrement, il faut théoriquement 10 ans et demi de versements pour rembourser entièrement l'achat d’une action Mercialys. Un argument suffisant pour s’intéresser au dossier, sachant que cette rétribution est à priori pérenne.