En mode défensif, Foncière Inea ? Pas vraiment. Contrairement à beaucoup de ses consœurs, cette foncière ne participe pas au discours anxiogène du moment sur les perspectives de l’immobilier tertiaire. Face au contexte inédit que nous vivons, lequel sera source de changements sociétaux profonds (développement du télétravail, volonté des individus de s’éloigner des centres-villes et de Paris, retour à la nature), les dirigeants de ce groupe veulent croire à la pertinence de leur modèle, sans équivalant à la Bourse de Paris et, plus globalement, à l’attractivité des grandes métropoles régionales, dont le dynamisme démographique ne s’est pas démenti ces dernières années. Face à cette « métropolisation » de l’économie française, Foncière Inea répond à des besoins inassouvis. Le groupe propose en effet majoritairement des bureaux neufs ou performants, dans des quartiers en plein essor. Pour ses clients, essentiellement des grands comptes, la tentation de quitter ces locaux n’existe donc pas. Et ce pour la bonne raison qu’ils n’ont pas d’offre alternative plus attractive, que ce soit en termes de prestations ou de rapport qualité/prix.