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Stef peu confiant sur la fin de l’année

Après un excellent premier semestre, ce leader européen des services de transport et de logistique sous température contrôlée fait preuve d’une extrême prudence sur la fin de l’année en raison de l’inflation des prix de l’énergie, en particulier de l’électricité.

https://www.transportinfo.fr/stef-la-croissance-du-ca-penalisee-par-le-manque-de-camions/

Les réserves dont fait preuve Stanislas Lemor, le patron de Stef, sur le second semestre tranchent avec l’optimisme globalement affiché par les sociétés à l’issue des comptes du premier semestre. L’homme fort de ce leader européen des services de transport et de logistique sous température contrôlée a le mérite de la franchise. Il a prévenu d’une inversion de tendance sur la seconde partie de l’année et s’est montré inquiet des conséquences de l’inflation énergétique. En France, le groupe parvient à répercuter assez bien l’évolution des prix du pétrole grâce à des clauses prévues dans les contrats. Ce qui est beaucoup plus difficile dans les autres pays d’Europe. En revanche, le groupe est peu protégé face à la flambée des prix de l’électricité en France et sur le vieux continent. Un gros poste de dépenses pour Stef sachant que ses entrepôts réfrigérés fonctionnent à l’électricité. Pour l’instant, le groupe a su contenir l’inflation dans les comptes du premier semestre avec une marge opérationnelle courante restée stable à 4,2% d’un chiffre d’affaires en très forte augmentation de 23% grâce à l’intégration des récentes acquisitions et à une solide dynamique interne de 16%. Mais attention parce que la performance a été obtenue avec l’aide de 5,6 millions de produits exceptionnels dont 9,1 millions de plus-values sur des cessions immobilières.

La Méridionale toujours lourdement déficitaire

Dans le détail, l’activité en France s’est bien tenue avec une hausse de 15,4% des revenus à 1,13 milliard malgré une contraction des volumes gérés à partir du deuxième trimestre. A l’international, la progression de 39% des revenus à 634 millions traduit l’effet périmètre lié aux acquisitions et une bonne dynamique interne mais la trajectoire du résultat opérationnel a souffert notamment en Italie des conséquences de l’inflation, notamment de l’envolée des prix de l’électricité. A noter que la branche maritime avec La Méridionale (dessertes de Tanger et de la Corse) continue de perdre de l’argent (-13,8 millions). A ce stade, le consensus de marché anticipe un résultat opérationnel courant de 184 et 198 millions pour cette année et 2023 (contre 178 millions l’an dernier) pour un chiffre d’affaires de 3,98 et 4,07 milliards (contre 3,5 milliards un an auparavant). Quant au bénéfice net, il est espéré à respectivement 128 et 138 millions (contre 110 millions en 2021). Des hypothèses valorisées à 8,6 et 8 fois, ce qui n’est pas cher mais il convient de rester prudent sur le dossier en raison de son exposition importante à l’inflation des prix de l’électricité et des risques de révision en baisse des estimations.

Notre conseil : restez à l’écart de Stef (code : FR0000064271).

Conseils sur Stef

Tous les conseils

Stef : les acquisitions en renfort

Le leader européen des services de transport et de logistique sous température contrôlée reste confronté à un contexte de consommation alimentaire difficile qu’il peut compenser par des acquisitions. Le dossier est bien géré et pas trop cher.

Stef :   une belle dynamique à l’international

Le leader européen des services de transport et de logistique sous température contrôlée compense l’impact de la baisse de la consommation alimentaire par l’acquisition de nouveaux clients à l’international. Malgré un beau parcours boursier, le dossier reste modestement valorisé alors que la baisse des taux devrait améliorer les résultats futurs.

Stef, un titre défensif bon marché

Même au plus haut, le titre de ce leader européen du transport et de la logistique sous température contrôlée affiche une valorisation raisonnable inférieure à sa moyenne de long terme. Le groupe devrait profiter d'un regain progressif de la consommation à compter du second semestre et de la baisse des taux d'intérêt. Son expertise en matière de croissance externe lui permet de prendre des parts de marché et d'assoir son leadership.

Stef, jusqu’où la hausse du titre?

La forte défiance des investisseurs pour le compartiment des petites capitalisations n'empêche pas ce leader européen du transport et de la logistique sous température contrôlée d'évoluer à des records historiques. Le titre n'est pas cher et offre un profil défensif attractif au regard du manque de visibilité sur la conjoncture.

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