Recommandé ici même sur ce site le 8 juin à un prix de 1688 euros légèrement plus élevé que les cours actuels, le titre de cette affaire familiale spécialisée dans la construction d'avions de combat (le Rafale) et d'appareils d'affaires (Falcon) a dévoilé mi-juillet des comptes semestriels solides. Le retrait assez sensible de 17,4% du chiffre d'affaires à 1,71 milliard peut paraître un peu décevant mais son évolution mérite d'être relativisée au regard du cadençage des livraisons puisque l'Armée Française n'a pris possession que de deux Rafale sur la première partie de l'année (contre 4 appareils dont 3 livrés à l'export l'an dernier à la même époque) et 15 Falcon (contre 17 unités un an plus tôt). Et d'ailleurs, la seconde partie de l'exercice s'annonce beaucoup plus dynamique avec la programmation de 40 Falcon et 12 Rafale sur l'ensemble de l'année qui devrait permettre au groupe de stabiliser son chiffre d'affaires (4,8 milliards en 2017) malgré une réduction attendue de la livraison de Falcon (40 contre 49 l'an dernier) grâce à l'exécution des contrats remportés à l'export depuis fin 2015 (Egypte, Qatar, Inde) qui sont beaucoup plus rentables que les commandes gagnées auprès de l'Armée Française.