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Ipsos : un nouveau dirigeant pour une nouvelle dynamique

Jean-Laurent Poitou, qui deviendra directeur général le 15 septembre, aura pour mission de renforcer le profil technologique du spécialiste des sondages et d’améliorer sa trajectoire financière. Un pari peut être tenté sur un titre modestement valorisé.

Le numéro trois mondial des études de marché a annoncé le 19 août la nomination d’un nouveau directeur général. Jean-Laurent Poitou succédera le 15 septembre à Ben Page, qui dirige Ipsos depuis le 15 novembre 2021. Le profil du nouveau dirigeant éclaire bien les priorités technologiques du groupe connu pour ses sondages. Jean-Laurent Poitou, ingénieur diplômé de Polytechnique, a notamment travaillé pendant plus de 30 ans chez Accenture en Europe, mais aussi aux Etats-Unis et en Asie. Il est décrit par Ipsos comme « familier des technologies nouvelles, notamment l’intelligence artificielle, dont il a en particulier l’expérience concrète de la mise en œuvre dans les entreprises ». Dans ses différentes fonctions, il a « accompagné de nombreuses entreprises dans leurs efforts de transformation digitale, de modernisation technologique et de déploiement de projets d’intelligence artificielle».

Le nouveau directeur général aura aussi la mission de mettre en œuvre un « plan de croissance réaliste et crédible », selon le communiqué d’Ipsos. Une allusion aux déceptions passées : l’an dernier, notamment, le groupe a revu en baisse son objectif initial de croissance devant le manque de dynamisme de l’activité aux Etats-Unis – son premier marché -, et en Chine. L’activité reste peu tonique, le chiffre d’affaires ayant baissé de 0,5% à données comparables au premier semestre 2025 (il a toutefois rebondi de 0,7% au deuxième trimestre). La marge opérationnelle au 30 juin est ressortie à 8,3% en fort repli par rapport au 31 décembre 2024 (13,1%).

Nouveau plan stratégique

L’entreprise se concentre sur trois segments : les panels, les plateformes technologiques, et l’intelligence artificielle générative. Elle reste cependant sensible à la conjoncture, notamment le cycle électoral des pays où elle est implantée. Ipsos supporte aussi une masse salariale élevée (69,5% de la marge brute) et des dépenses significatives en informatique, technologies et acquisition de panels. En Bourse, le titre est à la peine : il cède 23% en six mois et 33% en un an, restant très proche de son plus-bas en trois ans (36,12 euros).

Mais la valeur a les moyens de rebondir. Le profil d’activité de l’année 2025 se caractérisera, selon le management, par un poids plus important qu’à l’accoutumée du second semestre dans le chiffre d’affaires, la marge opérationnelle et la génération de cash. Cette année, la croissance organique devrait être supérieur à celle de 2024 et la marge devrait se situer autour de 13% à périmètre constant, hors impact des acquisitions de l’exercice en cours.  Avec un fort niveau de liquidité et une dette nette de 251 millions d’euros au 30 juin représentant 17,5% des fonds propres, Ipsos a les munitions pour poursuivre sa stratégie d’acquisitions, après les rachats cette année de The BVA Family en France et d’un acteur de la santé en Allemagne.  La présentation d’un nouveau plan stratégique le 19 novembre sera aussi un catalyseur pour le cours.

En Bourse, le titre ne se paye plus que 7,5 fois le résultat net attendu pour l’exercice en cours.

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