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Publicis : mal récompensé de ses performances

Le géant français de la publicité reste le meilleur élève de son secteur en termes de croissance et de rentabilité. Ses produits et services reposant sur l’intelligence artificielle lui ont donné une longueur d’avance sur ses concurrents. Le dossier reste modérément valorisé et offre un beau rendement.

Une nouvelle fois, les résultats de Publicis ont été sanctionnés par les marchés alors qu’ils sont ressortis de très bonne facture. La croissance organique des revenus nets a même accéléré au dernier trimestre pour atteindre 5,9%, permettant une progression annuelle de 5,6%, soit 7 points de mieux que la moyenne des concurrents. Le groupe dirigé par Arthur Sadoun rencontre une forte demande pour ses produits et services reposant sur l’intelligence artificielle dans le cadre de son pôle Connected Media qui représente 60% de ses revenus, tandis que les activités de production n’ont pas démérité et soutenu le pôle Intelligent Creativity. Cette dynamique s’est accompagnée d’une nouvelle amélioration de la rentabilité permise par la bonne maitrise des charges (notamment de personnel) puisque la marge opérationnelle s’est améliorée de 0,2 point pour atteindre 18,2%, soit le meilleur niveau du secteur. Et si le bénéfice a stagné à 1,6 milliard d’euros, c’est surtout à cause de la diminution des produits financiers issus du placement de la trésorerie et des ajustements de prix sur les dernières acquisitions. Publicis a aussi été au rendez-vous sur la génération de cash-flow libre qui a atteint 2 milliards d’euros, en hausse de 10% sur un an.

Une trésorerie nette de 548 millions d’euros

La déception des investisseurs semble surtout venir des prévisions pour 2026 qui ont été jugées timides. Publicis table pourtant sur une croissance organique de ses revenus comprise entre 4% et 5% et sur une margé opérationnelle légèrement supérieure à celle de 2025. D’une manière générale, le groupe se montre souvent prudent et a tendance à dépasser ses objectifs. Il devrait pouvoir compter sur une bonne dynamique de l’économie américaine dans la perspective des élections de mi-mandat de Donald Trump, alors qu’il réalise 61% de ses revenus aux Etats-Unis. Ses performances devraient en tout cas nettement dépasser celle des concurrents. Le britannique WPP traverse en effet une crise majeure tandis que l’américain Omnicom a fort à faire avec l’intégration d’Interpublic. La baisse du titre s’explique aussi par les craintes de disruption liée à l’IA, notamment depuis le lancement par Anthropic d’un outil juridique pour son chatbot Claude. Le groupe considère pourtant l’IA comme un moteur stratégique de croissance et d’amélioration des marges et non comme un frein. Grâce à un bilan solide et une trésorerie nette positive de 548 millions d’euros à fin décembre, Publicis peut se permettre de nouvelles acquisitions, notamment dans le domaine de l’IA. Le dividende de 3,75 euros par action, en hausse de 4,2%, n’est pas négligeable et procure un beau rendement de 5%.

Notre conseil : achetez Publicis à 73 euros pour viser 90 euros à un horizon de 18 mois. Codes : FR0000130577 et PUB.

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