Gecina : du rendement en attendant le nouveau cycle de croissance
Sur un marché des bureaux encore convalescent, la foncière reste capable d’améliorer ses résultats et son dividende dont le rendement atteint 7%. La décote de 45% par rapport à l’actif net réévalué reste excessive alors qu’un nouveau cycle de croissance se profile à l’horizon.

Avec une hausse de 2,6% de ses revenus locatifs bruts en 2025, Gecina tire son épingle du jeu sur un marché immobilier encore timoré, notamment pour la partie bureaux qui représente 83% de l’activité, loin devant le segment résidentiel. En organique, la croissance aurait même été de 3,8%, portée par l’indexation des loyers et la réversion appliquée lors des changements de baux. Une performance également rendue possible par un taux d’occupation élevé de 94,1%, en amélioration de 0,7 point sur un an. La foncière est positionnée sur des immeubles idéalement situés dans les zones centrales, essentiellement à Paris, Neuilly-sur-Seine et La Défense et répondant aux nouveaux usages des entreprises. Grâce à une bonne maitrise des coûts, le résultat récurrent net part du groupe s’est amélioré de 4,2% pour se hisser à 494,5 millions d’euros, ce qui se traduit par une augmentation de 1% du dividende à 5,50 euros par action. Il procure un beau rendement de 7% sur les niveaux de cours actuels.
Quatre projets phares en 2027
Le positionnement de Gecina sur les zones centrales a aussi permis une hausse de 2,3% de la valeur du portefeuille à périmètre constant, soit 17,6 milliards d’euros, si bien que l’actif net réévalué par action hors droits s’est amélioré de 1,3 euro pour passer à 144,1 euros. Il en résulte une décote boursière très importante de 45% dont le niveau parait excessif au regard de la qualité du patrimoine et de la robustesse du bilan. Gecina affiche en effet une situation financière parmi les plus solides du secteur avec un endettement net limité à 36% de la valeur du patrimoine. Cette dette porte un faible coût de 1,6%, protégé sur de maturités longues. Pour 2026, la croissance du résultat net par action devrait être limitée (entre 0,2% et 1%) en raison du départ d’Engie de la tour T1 à La Défense, mais Gecina devrait progressivement entrer dans un nouveau cycle de croissance grâce à la reprise de l’indexation et à la contribution de quatre actifs phares livrés entre la fin de 2026 et le troisième trimestre 2027 avec un potentiel de 80 à 90 millions d’euros de loyers annuels supplémentaires, sans oublier la commercialisation de la tour T1 de La Défense après le départ d’Engie. Cette perspective permet à la direction d’envisager une croissance graduelle du dividende pour la période 2026 à 2030. Les investisseurs peinent à s’en réjouir car le secteur des foncières reste bridé en bourse par le niveau élevé des taux longs, même si ce sont les taux courts (plutôt orientés à la baisse) qui devraient primer.
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