S'abonner

Logo decisionbourse.fr

Se connecter

Schneider Electric : la pépite française de l’électrification et de l’IA

Le géant français de la gestion de l’énergie réalise un démarrage 2026 record, porté par la demande explosive des data centers et de l’intelligence artificielle. La valorisation reste exigeante mais justifiée.

Schneider Electric a publié le 30 avril un chiffre d’affaires trimestriel record de 9,77 milliards d’euros, en croissance organique de 11,2 % et de 4,7 % en données publiées, soit un niveau supérieur aux attentes du marché. La dynamique est portée par la Gestion de l’énergie (8,05 milliards, +12,8 % organique), tirée par la demande explosive des data centers à l’ère de l’intelligence artificielle, tandis que les Automatismes industriels progressent de 4,4 % en organique à 1,72 milliard d’euros, avec la poursuite de la reprise dans l’automatisation discrète. Toutes les régions contribuent à la croissance : l’Amérique du Nord (+14,4 % organique, 38 % du chiffre d’affaires) et la Chine et Asie de l’Est (+14,2 %) mènent la cadence, devant l’Europe (+8,3 %) et l’Asie du Sud (+6,5 %). Les Systèmes, qui pèsent 33 % des revenus, bondissent de 16 % en organique grâce aux solutions intégrées de refroidissement liquide et de distribution électrique destinées aux data centers IA.

Une année 2025 record et un dividende en hausse pour la 16e année consécutive

Sur l’exercice 2025 publié en février, Schneider Electric avait franchi pour la première fois la barre des 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+9 % organique), avec une marge du résultat opérationnel courant (EBITA) ajusté en hausse à 18,7 % et un cash-flow libre record de 4,6 milliards d’euros. Le résultat net publié recule en revanche de 2 % à 4,2 milliards d’euros, plombé par une dépréciation sur la participation dans Uplight et le paiement de l’amende en France. Fidèle à sa politique de dividende progressif, le conseil d’administration propose au titre de 2025 un dividende de 4,20 euros par action, en hausse de 8 %. À un cours de 270,50 euros, le rendement reste modeste à 1,55 %, mais la régularité de la distribution sur seize années consécutives constitue un atout solide pour les investisseurs patients. Le groupe a parallèlement lancé en mars un programme de rachat d’actions systématique de 2,5 à 3,5 milliards d’euros à l’horizon 2030, qui viendra soutenir le bénéfice par action.

Schneider Electric a réaffirmé ses objectifs 2026, avec une croissance organique du chiffre d’affaires comprise entre 7 % et 10 % et une marge du résultat opérationnel courant (EBITA) ajustée attendue entre 19,1 % et 19,4 %. La valorisation reste exigeante à environ 20 fois les bénéfices estimés 2026, mais la combinaison d’une croissance soutenue, d’un levier opérationnel et de la mégatendance IA/électrification la justifie pleinement.

Notre conseil : Achetez Schneider Electric à 270,50 euros pour viser 305 euros à un horizon de 12 mois.

Codes : FR0000121972 et SU

Conseils sur Schneider Electric

Tous les conseils

Schneider Electric : de record en record

Malgré un début d’année moins dynamique que la tendance à long terme, le spécialiste de l’efficacité énergétique a rassuré sur une montée en puissance au second semestre. L’action atteint de nouveaux sommets.

Schneider Electric sur les rangs pour le rachat de Bentley Systems

A la veille de la publication de son chiffre d'affaires trimestriel, le titre de ce leader mondial de la gestion de l'énergie électrique est sous pression. En cause, un intérêt pour le spécialiste américain des logiciels de modélisation des infrastructures qui pèse 15 milliards de dollars de capitalisation à Wall Street. Structurante, l'opération accélèrerait la transformation du profil de Schneider vers de "l'industrial tech". Une augmentation de capital ou une offre en titres pourraient être nécessaire au financement de l'acquisition.

Schneider Electric : tous les voyants sont au vert !

Le spécialiste de la gestion de l’énergie et des automatismes a publié des résultat record et franchi de nouveaux sommets en bourse. La bonne visibilité sur l’activité lui permet d’envisager une nouvelle progression proche de 10% de ses résultats en 2024.

Schneider Electric pixabay.com

Schneider Electric, jusqu’où la hausse?

Grâce à son profil de plus en plus technologique, ce leader de la transformation numérique de la gestion de l'énergie parvient à offrir une excellente visibilité à moyen terme à la fois sur son chiffre d'affaires et sa rentabilité. Et ce, dans un environnement économique guère favorable. De quoi justifier des ratios de valorisation sensiblement plus élevés que la moyenne du marché.

// ADS SECTION