Figeac Aéro : cap sur 600 millions d’euros, la trajectoire est intacte
Figeac Aéro boucle un exercice 2025/26 record à 486,8 millions € de chiffre d’affaires, en croissance organique de 15,8 %, et signe un 20ème trimestre consécutif de hausse. Nouveaux contrats et cap sur 600 millions €.

Le sous-traitant aéronautique lotois vient de franchir une étape symbolique avec un chiffre d’affaires annuel 2025/26 de 486,8 millions d’euros, en hausse organique de 15,8 %. C’est un nouveau record historique — le précédent pic datait de 2019/20, à 447 millions d’euros — et le cinquième exercice consécutif où Figeac Aéro atteint son objectif annuel. Le seul quatrième trimestre affiche une croissance organique de 24,1 % à 150,4 millions d’euros, le plus fort trimestre jamais enregistré.
La performance est portée à 93 % par le pôle Aérostructures & Aéromoteurs, dont le chiffre d’affaires annuel atteint 450,9 millions d’euros (+16,6 % organique), tiré par la hausse généralisée des cadences sur l’ensemble des programmes civils et militaires. La division Défense & Énergie, plus modeste à 35,9 millions d’euros, progresse de 6,4 % sur l’exercice.
Les comptes annuels complets seront publiés le 10 juin 2026. Le groupe confirme ses objectifs : EBITDA courant entre 77 et 83 millions d’euros, free cash-flows entre 35 et 40 millions d’euros, et levier financier entre 3x et 3,5x. Pour mémoire, au premier semestre, le résultat net ressortait à -17,4 millions d’euros, pénalisé par les charges financières résiduelles. Il devrait s’améliorer sensiblement à mesure que le désendettement progresse — le levier était attendu à 3x au 31 mars 2026, contre 3,8x un an plus tôt. Figeac Aéro ne verse pas de dividende, la priorité étant le remboursement de la dette.
La dynamique commerciale renforce la visibilité. Le carnet de commandes atteint 4,8 milliards d’euros fin mars 2026. Les nouvelles affaires se diversifient : contrat multi-millions de dollars pour des longerons d’aile sur le site de Wichita, trois marchés au Mexique dans les composants de sièges, harnais et trains d’atterrissage, et un nouvel accord avec Safran Aircraft Engines sur une pièce du moteur M88 du Rafale — programme pour lequel Dassault étudie une cadence de 5 appareils par mois, un quasi-doublement. L’Amérique du Nord pèse désormais 35 % des nouvelles affaires depuis le lancement du plan Pilot 28.
Avec une capitalisation boursière d’environ 516 millions d’euros au cours actuel de 11,62 euros, le titre se traite à moins d’une fois son chiffre d’affaires et à environ 5,5 fois son excédent brut d’exploitation (EBITDA) prévisionnel, soit un niveau modeste pour un groupe en forte croissance organique. Recommandé à l’achat à 10 euros le 3 mars dernier, le titre affiche déjà une plus-value de près de 16,2 %. Les fondamentaux restent solides et la trajectoire vers 600 millions d’euros de chiffre d’affaires à horizon 2028 est intacte. À l’approche des 12 euros (ce qui matérialiserait une hausse de 20 % depuis notre conseil), il sera raisonnable de sécuriser une partie des gains.
Notre conseil : Allégez une partie de la ligne à l’approche des 12 euros pour sécuriser +20 % de hausse depuis notre recommandation du 3 mars à 10 euros. Conservez le solde pour viser 13,25 euros.
Codes : FR0011665280 et FGA.