MANITOU: le rebond du premier semestre relance l’action et le dividende
Le fabricant de matériel de manutention publie un premier semestre solide, relève sa guidance 2026 et laisse espérer une reprise de la croissance du dividende, réduit l’an dernier après un exercice 2025 difficile.

Le spécialiste français de la manutention, de l’élévation de personnes et du terrassement a publié au premier semestre 2026 des résultats nettement supérieurs aux attentes, confirmant l’accélération de sa dynamique commerciale amorcée en début d’année. Le chiffre d’affaires consolidé atteint 1,428 milliard d’euros, en progression de 12% sur un an, et même de 13,4% à périmètre et taux de change constants. Le deuxième trimestre a marqué une nette accélération, avec un chiffre d’affaires de 780 millions d’euros, en hausse de 15,6%. L’Europe reste le principal moteur du groupe, portée par la location et l’agriculture (+16,6%), tandis que l’Amérique du Nord souffre des droits de douane et que la zone LAPAM pâtit des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Cette embellie s’est traduite par une nette amélioration de la profitabilité. Le résultat opérationnel courant grimpe à 87 millions d’euros, soit 6,1% du chiffre d’affaires, contre 65 millions un an plus tôt. Le résultat net semestriel bondit de 33 à 51 millions d’euros, porté par une meilleure performance achats et une efficience industrielle renforcée, malgré les pressions tarifaires. Ce rebond fait suite à un exercice 2025 nettement dégradé, le bénéfice net annuel étant retombé à 68 millions d’euros contre 122 millions en 2024. Les analystes tablent désormais sur un résultat net proche de 92 millions d’euros pour l’ensemble de 2026.
Un dividende appelé à se redresser
Cette contraction des profits en 2025 avait logiquement pesé sur la rémunération des actionnaires, le dividende étant ramené à 0,75 euro par action contre 1,25 euro l’année précédente, pour un rendement actuel de 3,1% sur la base du cours. Mais la reprise des résultats change la perspective : le consensus attend désormais un dividende de l’ordre de 0,89 euro au titre de 2026, puis 1,05 euro pour 2027, retrouvant ainsi une trajectoire de croissance.
Sur le plan boursier, le titre, qui évolue tout près de son plus haut annuel de 24,35 euros après une hausse de 24% depuis le 1er janvier, se traite encore à seulement 9,7 fois les bénéfices attendus pour 2026 et 4,7 fois l’Ebitda, un multiple inférieur à celui de la plupart de ses comparables comme Terex, CNH Industrial ou Kion. Le bilan reste solide, avec une dette nette ramenée à 186 millions d’euros, un gearing de 19% et un levier de 0,8 fois l’Ebitda, ce qui laisse des marges de manœuvre pour financer la stratégie LIFT 2030 et l’électrification des gammes.
Notre conseil: achetez Manitou à 24 euros pour viser 27 euros à un horizon de 12 à 18 mois.
Codes: FR0000038606 et MTU-FR.
Conseils sur Manitou
Tous les conseils
Manitou trop prudent?
Le titre de ce leader de la manutention, de l'élévation de personnes et du terrassement reprend de la hauteur à la suite de la publication de comptes annuels meilleurs que prévus et de la confiance du management pour cette année. Le titre continue d'afficher une décote excessive sur sa valorisation de long terme.

Manitou toujours sous pression
Malgré des niveaux de valorisation largement décotés, le titre de ce leader de la manutention, de l'élévation de personnes et du terrassement connaît un début d'année compliqué. La faute à un manque de visibilité sur le carnet de commandes.

Manitou à des cours d’achat?
A l'instar du compartiment des valeurs moyennes et des petites capitalisations, le titre de cet acteur mondial de la manutention, de l'élévation de personnes et du terrassement est sous pression. Le groupe vient pourtant de relever son objectif de rentabilité pour cette année mais la visibilité pose question. Valorisé avec une légère décote sur les fonds propres du groupe, le titre n'est pas cher à moins de 7 fois les profits estimés pour cette année et l'an prochain.

Manitou, la visibilité en question
Les comptes du premier semestre de ce fabricant de matériels de manutention, de terrassement et d'élévation de personnes se sont révélés d'excellente qualité et l'exercice 2023 promet d'être bon. Mais la dégradation du marché de la construction en Europe et la baisse du carnet de commandes augurent d'une tendance plus compliquée l'an prochain. Un manque de visibilité en partie intégrée dans la faible valorisation du titre.