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LDC: le champion de la volaille est-il une affaire?

Leader français de la volaille (Le Gaulois, Maître Coq, Loué), LDC a signé un exercice record, dépassant son plan avec un an d’avance, et relevé son dividende de 45 %.

LDC pixabay.com
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LDC a réalisé un exercice 2025-2026 (clos fin février) exceptionnel. Le leader français de la volaille a vu son chiffre d’affaires bondir de 15,2 % à 7 283 millions d’euros (+7,5 % à périmètre et changes constants), porté par la vigueur de la consommation de poulet et d’œufs, les revalorisations tarifaires de la filière et les acquisitions (Pierre Martinet, développement en Pologne et Hongrie). Le Groupe a franchi son objectif de 7 milliards avec un an d’avance. La dynamique se poursuit: au premier trimestre 2026-2027, les ventes progressent encore de 10,3 % à 1 856 millions d’euros, tirées par l’International (+20,1 %) et le Traiteur (+31,2 %). LDC vise désormais plus de 7,7 milliards cette année, et 10 milliards à l’horizon 2030-2031. Deux ombres: la grippe aviaire, qui pèse sur les volumes, et un incendie sur un site hongrois, à l’impact jugé marginal.

La rentabilité a suivi. Le résultat net part du Groupe a bondi de 32 % à 321,5 millions d’euros, l’excédent brut d’exploitation atteint 719,7 millions (9,9 % des ventes) et le résultat opérationnel courant 427 millions (+34,5 %), soit une marge de 5,9 %. Le bilan reste solide, avec une trésorerie nette de 178,7 millions, malgré des investissements portés à 417 millions pour étendre des capacités saturées. Le consensus attend un bénéfice d’environ 335 millions cette année.

Un dividende en forte hausse, une valorisation modeste

Le dividende au titre de 2025-2026 a été relevé de 45 % à 2,25 euros par action (contre 1,55 euro), pour un taux de distribution limité à 24 %. Le rendement reste toutefois modeste, de l’ordre de 2 %, LDC étant une valeur de croissance qui réinvestit ses profits. Contrôlé par les familles fondatrices (près de 56 % du capital) avec un flottant réduit (environ 15 %), le titre est peu liquide mais aligné sur le long terme. Le Groupe poursuit ses emplettes: Green Label au Royaume-Uni (marque Gressingham), France Poultry en Bretagne et Yer Breizh dans l’amont.

À environ 11 fois les bénéfices attendus et 5 fois l’excédent brut d’exploitation, avec une trésorerie nette et un profil défensif (bêta de 0,5), la valeur se paie peu cher pour sa croissance. Le consensus est unanimement acheteur, avec un objectif de 140,40 euros.

 Notre conseil: achetez à 109 euros pour viser 132 euros à un horizon de 18 mois, en tenant compte de la faible liquidité du titre.

Codes: FR001400SF56 et LOUP.

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Profitant de la détente du prix des matières premières, le numéro un français de la volaille peut se permettre de réduire ses prix pour reconquérir des volumes et défendre la souveraineté alimentaire française. Comme prévu, les marges vont retrouver un niveau normatif mais le dossier est toujours bon marché.

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