GENFIT: le retour à la rentabilité en ligne de mire, mais toujours pas de dividende
GENFIT vise un retour à la rentabilité dès 2026, porté par son pipeline ACLF et ses redevances diagnostiques, son entrée au SBF 120, mais toujours sans dividende versé aux actionnaires.

Après un exercice 2025 marqué par une perte nette exceptionnelle, GENFIT amorce un net redressement de ses fondamentaux. Le chiffre d’affaires, tombé à 65,4 millions d’euros en 2025 (-2,3% sur un an, contre 67 millions en 2024), devrait rebondir à 86,7 millions d’euros en 2026 selon le consensus, puis grimper à 101,4 millions en 2027 et 145,4 millions en 2028, porté par la montée en puissance des redevances liées à Iqirvo® et par le déploiement du test diagnostique NASHnext®, désormais éligible au remboursement Medicare aux Etats-Unis depuis août 2026.
Côté résultat net, l’exercice 2025 s’est soldé par une perte de 86 millions d’euros (BPA dilué de -1,72 euro), contre un bénéfice de 1,5 million en 2024. Les analystes anticipent un retour au profit dès 2026, à hauteur de 18,8 millions d’euros, puis 24,3 millions en 2027 et 53,4 millions en 2028, une trajectoire qui ramènerait le PER 2028 à moins de 9 fois les bénéfices, contre plus de 35 fois sur 2026.
Aucun dividende à l’horizon
Sans surprise pour une biotech encore en développement, GENFIT ne verse aucun dividende: le dividende par action reste nul et le rendement à 0%. La priorité va au financement du pipeline ACLF plutôt qu’à la rémunération des actionnaires, une politique qui ne devrait pas évoluer tant que la rentabilité récurrente n’est pas confirmée.
Une valorisation qui intègre déjà de solides espoirs
L’action GNFT a clôturé à 10,80 euros le 21 septembre, portant la capitalisation à 538,9 millions d’euros pour une trésorerie de 101 millions, soit près de 19% de la capitalisation. Le titre affiche +202% sur un an et +107% depuis le 1er janvier, propulsé par l’acquisition en été 2026 de nangibotide, un immunomodulateur en Phase 2 racheté à Inotrem, dont l’essai de preuve de concept dans l’insuffisance hépatique aiguë sur chronique (ACLF) doit démarrer au quatrième trimestre, avec des données attendues en 2027. Le consensus des six bureaux d’analystes reste unanimement à l’achat, avec un objectif de cours moyen de 19,23 euros. Le titre intègre par ailleurs les indices CAC Mid 60 et SBF 120 depuis la clôture du 18 septembre, gage de liquidité accrue. La direction a présenté le dossier à la conférence H.C. Wainwright à New York le 15 septembre, avant les résultats du 29 septembre 2026.
Un pipeline ACLF qui se diversifie
Au-delà de nangibotide, GENFIT conserve quatre autres actifs en développement contre l’ACLF — G1090N, SRT-015, CLM-022 et VS-02-HE —, tous encore en phase préclinique ou en tout début de développement clinique après l’arrêt, l’an dernier, de son programme phare pour un signal de sécurité. L’acquisition de nangibotide, positionné directement en Phase 2, vise justement à combler ce trou d’air et à rapprocher la société d’un premier relais de croissance clinique, même si Inotrem n’a jamais testé la molécule dans l’ACLF et que les données invoquées restent des analyses post-hoc issues d’essais menés dans le choc septique et la Covid-19.
Notre conseil: Achetez GENFIT à 10,30 euros pour viser 19 euros à un horizon de 12 mois.
Codes : FR0004163111 et GNFT.