Il n’y a pas eu de miracle en fin d’année dernière. Les performances de BNP Paribas se sont même dégradées dans un environnement très défavorable pour les activités liées aux marchés financiers (actions, obligations, devises, taux, matières premières) alors que la faiblesse persistante des taux d’intérêts a continué de peser sur la rentabilité des activités de banque de détail. Du coup, le produit net bancaire du dernier trimestre a reculé de 3,5% et celui de l’ensemble de l’exercice, de 1,5% en dépit de l’augmentation des encours de crédit. Face à une situation moins favorable, BNP Paribas a dû réduire la voilure sur ses objectifs à moyen terme. Le produit net bancaire ne devrait plus progresser que de 1,5% par an et non plus de 2,5% comme on pouvait l’anticiper. Raison pour laquelle le plan de réduction de coûts va être intensifié pour être porté à 3,3 milliards d’euros entre 2016 et 2020, soit 600 millions d’euros de plus que prévu, ce qui permettrait malgré tout au bénéfice par action de progresser de 20% sur la période. A ce stade, le plan porte déjà ses fruits puisque la banque économisé plus de 1 milliards d’euros en base annuelle par rapport à 2016.