Le secteur de la santé animal aurait-il perdu son caractère résilient ? C’est le sentiment qui pourrait naître à la vue des résultats semestriels publiés par Vetoquinol, sanctionnés durement par les marchés. Le Concurrent Virbac ne semble pas non plus avoir été épargné d’ailleurs. Pour Vétoquinol, la déception vient de l’érosion de la rentabilité. Si le laboratoire spécialisé dans les médicaments vétérinaires et les produits non médicamenteux destinés aux animaux d’élevage et aux animaux de compagnie a préservé un bon niveau de marge sur achats consommés grâce à une évolution favorable de son mix (plus de produits vendus pour les animaux de compagnie), il n’a pas été épargné par le dérapage des frais de marketing et des frais de personnel (+8%), à l’origine d’un repli de 3,3 points de la marge opérationnelle courante avant amortissement des écarts d’acquisition. La chute de 40% du bénéfice (21,4 millions) a pour sa part été amplifiée par une provision pour dépréciation de survaleur sur un actif brésilien au bilan. Autre déconvenue, la forte hausse du besoin en fonds de roulement a pesé sur le niveau de trésorerie nette qui reste toutefois positif de 23,7 millions contre 53,6 millions un an plus tôt.