SAFRAN: LE ROI DE L’APRÈS-VENTE AÉRONAUTIQUE
Porté par le super-cycle de l’après-vente aéronautique, le motoriste français enchaîne les records de croissance, de marge et de cash, et a relevé ses objectifs 2026. Mais la valorisation reste élevée.

Safran surfe sur le super-cycle de l’après-vente aéronautique. Après un chiffre d’affaires de 31,2 milliards d’euros en 2025, le groupe a accéléré: au premier semestre 2026, les ventes ont bondi de 20 % en organique, à 17,6 milliards, tirées par la maintenance des moteurs civils (pièces de rechange et services, attendus en hausse d’environ 25 %) et la montée en cadence du LEAP, coproduit avec l’américain GE. Le résultat opérationnel courant a grimpé de 29 %, à 3,2 milliards, portant la marge à 18,4 %, la seule propulsion dépassant 24 %. Le flux de trésorerie libre a bondi de 43 %, à 2,6 milliards. Fort de ce début d’année, le groupe a relevé ses objectifs : un chiffre d’affaires 2026 attendu en hausse à deux chiffres (environ 36,5 milliards) et une génération de cash rehaussée de 300 millions, malgré la surtaxe fiscale française. La direction affiche sa confiance dans sa capacité à tenir les cadences d’Airbus et de Boeing jusqu’en 2027.
Une redoutable machine à cash. Cette manne alimente un retour aux actionnaires généreux: au dividende de 3,35 euros par action (rendement encore modeste de 1 %) s’ajoute un vaste programme de rachats d’actions de 5 milliards d’euros, dont 375 millions d’ici fin novembre. La direction se dit par ailleurs prête à des acquisitions ciblées dans la défense, tout en restant disciplinée. Le résultat net publié (7,2 milliards en 2025) reste toutefois volatil, distordu par la réévaluation des couvertures de change: les indicateurs opérationnels et le cash-flow sont bien plus représentatifs de la performance réelle.
Le titre se paie cher, environ 26 fois les bénéfices attendus pour 2027, un multiple justifié par la visibilité exceptionnelle du carnet et la rareté du duopole des moteurs court-courriers. Les relais se multiplient: contrat de maintenance des A350 de China Airlines jusqu’en 2031, coentreprise en Inde pour le moteur d’hélicoptère Aravalli, systèmes de communication tactique avec Bittium pour les armées françaises, prise de participation dans la propulsion (Akira). Le réseau mondial de maintenance s’étend, avec un nouveau centre dédié au LEAP inauguré au Mexique. Valorisé 138 milliards d’euros, le groupe est proche de ses plus-hauts (90 % du sommet annuel) et a mieux résisté que Thales, sa croissance dépendant de l’aérien civil plus que de la géopolitique.
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Codes: FR0000073272 et SAF.
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Safran : Au-delà des problèmes d’approvisionnement…
Le motoriste est toujours ralenti par les ruptures constatées au niveau de sa chaîne d’approvisionnement, ce qui ne l’empêche pas de croitre à un rythme soutenu et d’améliorer sa rentabilité grâce à ses activités de services très lucratives. Le carnet de commandes assure une belle visibilité.

Safran, un bilan solide et une forte visibilité
Au moment où bon nombre d'entreprises revoient à la baisse leurs perspectives, cet équipementier aéronautique affiche des garanties liées à un très bon carnet de commandes. Autre atout, celui de disposer d'un bilan solide et sans dette.

Un Turbo pour miser sur Safran
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Un turbo pour miser sur la forte croissance de Safran
Le géant de l’aéronautique a commencé 2019 sur les chapeaux de roue et se retrouve très en avance par rapport à ses objectifs annuels. La forte visibilité offerte par le carnet de commandes et la perspective d’une nouvelle amélioration des marges justifient un traitement de faveur pour le titre en bourse.