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EXEL Industries : une décote de 75 % sur ses fonds propres

Plombé par la crise du machinisme agricole, le fabricant de pulvérisateurs voit son chiffre d’affaires et ses profits fondre. Divisé par deux en un an, le titre se paie le quart de ses fonds propres.

https://www.exel-industries.com/fr/index.php

Numéro un mondial de la pulvérisation agricole et de l’arrachage de betteraves, EXEL Industries subit de plein fouet le bas de cycle du machinisme agricole. Sur l’exercice 2024-2025 clos fin septembre, le chiffre d’affaires avait déjà reculé de 10,6 %, à 983 millions d’euros. La dégradation s’accentue : sur neuf mois de l’exercice 2025-2026, les ventes chutent de 15,9 %, à 610,1 millions d’euros, et le seul troisième trimestre plonge de 18,7 %. Pulvérisation agricole (-19 %) et arrachage de betteraves (-20 %) souffrent le plus, les agriculteurs différant leurs investissements (prix agricoles bas, intrants chers, crédit resserré). Le recul se concentre en France et en Europe ; la direction n’attend pas de reprise du cycle avant le second semestre de 2026-2027.

La rentabilité s’effondre. Le résultat net a fondu de 48 % sur le dernier exercice, à 16,2 millions d’euros (après 31,2 et 42,5 millions les deux exercices précédents) ; la marge opérationnelle est retombée à 3,8 %. L’exercice en cours devrait même être déficitaire, avec un excédent brut d’exploitation divisé par trois. Le dividende, lui, a été sabré : ramené à 0,60 euro par action (contre 1,15 euro), il offre un rendement de 3,5 %. Et les analystes attendent une nouvelle coupe, vers 0,15 euro l’an prochain : l’amortisseur du coupon s’étiole.

Une décote de 75 % sur les actifs

Reste la valorisation, au plancher. Après une chute de 53 % en un an, l’action traite à son plus-bas annuel (17 euros, contre un plus-haut de 40,60 euros) et ne capitalise plus que le quart de ses fonds propres (466 millions d’euros pour 116 millions de capitalisation), soit une décote de 75 %. La valeur d’entreprise ressort à moins de quatre fois l’excédent brut d’exploitation de l’an dernier et l’endettement net (141 millions) reste maîtrisé. EXEL dispose d’actifs solides et de premiers signaux de retournement : reprise des commandes de pulvérisateurs, rebond nord-américain et australien, retour possible des néonicotinoïdes pour la betterave — de quoi offrir un fort levier au redémarrage du cycle.

Notre conseil : Achetez EXEL Industries sur repli, autour de 17 euros, pour viser 23 euros à un horizon de 18 mois. La décote sur actifs et le point bas du cycle offrent un net potentiel de rebond aux investisseurs patients.

Codes : FR0004527638 et EXE.

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